Déserrances ... & ... Renaissance

La sexualité n'est pas qu'une activité organique, elle est source d'épanouissement, une spiritualité du bonheur. Le libertinage est un humanisme...

19 août 2009

Le coup du magicien

Le soleil se lève à peine à travers les persiennes. Elle dort encore tandis qu'il se lève en faisant le moins de bruit possible. Un tour rapide à la salle de bain pour se rafraîchir et il enfile, toujours en silence, ses vêtements en tas au pied du lit. Il sort sur le palier, tirant discrètement la porte derrière lui, avant de descendre les escaliers pour regagner la rue. L'air frais du matin le fait frissonner tandis qu'il sort de la poche de sa veste son paquet de cigarettes, et allume la première d'une longue série, comme il a l'habitude de le faire lors de ces weekends où il part à l'aventure. Les premières bouffées de nicotine accompagnent les souvenirs de la soirée qu'il vient de passer et qu'il se rejoue en boucle jusqu'à l'entrée du métro, comme pour s'assurer de la qualité de sa prestation. Sur le trajet jusque chez lui, pourtant, une pensée ne cesse de le tarauder. C'était quand même drôlement bien, se dit-il, bien mieux que la plupart des autres filles qu'il rencontre habituellement. Comme une espèce d'alchimie inattendue, alors peut-être, pour une fois, ferait-il l'effort de la rappeler, ce qu'il ne fait jamais. Fire and Forget, telle était sa devise, mais, cette fois, il hésitait à y faire un accroc. Il chassa rapidement cette pensée de son esprit et sortit son agenda pour se remémorer quels seraient ses prochains rendez-vous, qui seraient les prochaines victimes de son envie...

"Donc tu me dis qu'elle avait un truc en plus... Mais quoi exactement ?
- Je sais pas trop comment expliquer, c'est dans son attitude, sa façon de s'exprimer ou de me regarder... Je sais pas vraiment, mais ça a fait le truc c'est clair !
- Ah! J'ai compris, elle t'a envouté! Elle n'envisageait pas de te laisser repartir et si tu avais trainé jusqu'au petit déjeuné, elle t'aurait versé une potion dans ton café au lait, et tu serais devenu son esclave, le jouet de tous ses caprices, jusqu'à la fin de tes jours... En fait, tu l'as échappé belle !
- T'es con mon ami, c'est pas possible. Tu es toujours obligé de tout tourner en dérision. Mais d'une certaine façon, tu as raison, j'ai flippé. J'ai pas envie d'avoir d'attaches et celle-là... pfff...
pourrait me faire changer d'avis, même contre ma volonté.
- Ce qui serait fort dommage pour la population féminine de cette ville, surtout depuis que je suis rangé des voitures... Ah si ma femme savait la chance qu'elle a de m'avoir ...
- Tu as surtout de la chance que je te l'ai présentée et que je te l'ai laissée."
Les deux hommes se connaissaient depuis l'enfance et avaient eu un parcours un peu similaire. Ils avaient pris l'habitude de se retrouver toujours à la terrasse du même café. Il y a quelques années D avait renoncer à ses aventures sexuelles pour vivre la petite vie tranquille d'un mari et père de famille rangé, et aujourd'hui c'était en quelque sorte par procuration qu'il vivait les frasques de B qui n'avait jamais pu se résoudre à se poser, ni d'ailleurs à entamer un semblant de relation avec qui que ce soit.
"Et tu l'as trouvée où celle-là ?
- Sur un site qui s'appelle MeetMyTic, spécialisé dans les rencontres entre personnes atteintes de tics et de manies...(sourire)
- Du genre ?
- Des tics verbaux souvent, comme répéter sans arrêt "Moi tu sais je cherche surtout une relation sérieuse et à fonder un foyer".
- Ah, je la connaissais pas encore celle-là... What's next ?
- Alors ce soir, j'ai une petite nana que j'ai rencontré dans le métro. Je la chauffe par textos depuis une bonne semaine, et ce soir c'est la mise à mort.
- Chaude comme une baraque à frites j'imagine... Chez elle ou chez toi ?
- Chez moi, elle habite encore chez ses parents. Pas envie de voir un couple de vieux bourges débarquer pendant que je besogne leur fille sans retenue.
- Tu lui fais le coup du magicien ?
- Ouais, j'aime pas trop mais pas vraiment le choix.
- Eh oui. Tu la sautes et elle disparait. Houdini et Copperfield n'auraient pas mieux fait..."

Finalement, il n'a pas eu besoin d'utiliser le tour du magicien, elle est partie tout de suite après pour rejoindre ses amis pour une after. Les jours passent mais l'idée de revoir cette fille continue de le travailler. Il essaye de se raisonner en pensant à tous les problèmes de couples qu'il a pu voir dans son entourage, mais pouvoir vivre les bons moments auxquels il avait choisi de renoncer l'attire de plus en plus... Et un soir, il se décide. Il retrouve son numéro de téléphone et se disant qu'une soirée de plus ne risque pas de lui faire renoncer à ses vœux, il décide de l'appeler.

"Il n'y a pas d'abonné au numéro que vous avez demandé..."

Pensant qu'elle a pu changer de téléphone, il décide d'aller lui rendre visite chez elle, il sait qu'elle rentre vers 19h et pense prétexter une course à faire dans le quartier pour lui proposer une soirée impromptue. Arrivé en bas de son immeuble, le nom sur l'interphone n'est plus le sien. Il fait signe à la concierge qui passe dans le hall et lui demande si la jeune femme du second a déménagé. Mais la concierge semble ne pas se souvenir d'elle, pour elle il n'y a qu'une famille nombreuse qui habite au second et aucune habitante de l'immeuble ne semble correspondre à la description qu'il lui donne... Finalement, il décide de regarder sur le site sur lequel il l'a trouvée. Mais sa fiche semble avoir été supprimée. En désespoir de cause, il décide de se rabattre sur la petite de l'autre soir.

"Il n'y a pas d'abonné au numéro que vous avez demandé..." Hein ? Pas deux quand même ! Il peut y avoir des coïncidences mais deux fois de suites, ça n'a pas de sens. Il va voir à la fac s'il peut la trouver à la sortie de son cours, celui qui l'intéresse tellement qu'elle passe l'heure à lui envoyer des textos. Tiens d'ailleurs, elle ne lui a pas envoyé de textos depuis l'autre soir. Sur place, pas trace de la jeune fille, il discute avec ses camarades de cours mais aucun d'eux ne semble la connaître, peut-être est-elle moins sociable que ce qu'elle a voulu lui faire croire ? Il décide d'aller voir dans son quartier dans l'espoir de la croiser, mais sans succès. En passant devant la boulangerie du quartier qui sert les derniers clients de la journée, il surprend une conversation où il est question de ce couple gentil mais un peu huppé dont il reconnait le nom de famille comme étant celui de la jeune fille, et de leur fils unique si charmant...

"Disparues ? Comment ça disparues ? Enlevées ? Tu penses qu'un sadique te piste pour faire disparaitre tes conquêtes ?
- Mais non tu n'y es pas du tout. Juste disparues... Comme si elles n'avaient jamais existé... C'est fou, non ?
- Ce qui serait dément, c'est qu'elles ne soient pas les seuls à avoir disparu... Comme dans une nouvelle de Stephen King...
- Là, tu me fais flipper...
- On vérifie si ça peut te rassurer. Tu as ton carnet ?
- Oui, toujours. Tiens! Fais-le.
- Alors, commençons par la fin, juste par anticonformisme... Z..."
D repose son téléphone quelques instants après avoir composé le numéro. Il rouvre le carnet au hasard et compose un autre numéro. Puis un autre, et encore un autre... L'expression de B se fige tandis qu'il voit son camarade passer en revue une bonne trentaine de numéros... D repose le téléphone et le carnet avant de faire signe au serveur pour commander un double whisky... et la même chose pour B qui semble se liquéfier à présent.
"Bon, tâchons de rester rationnel. Tu as sauté combien de nanas ces dernières années ?
- Ben je sais pas trop, il faudrait que je compte mais elles sont toutes là-dedans, dit-il en pointant le carnet du doigt.
- Oublions le carnet un instant. Alors si je me rappelle bien ... euh ... attends c'est bizarre, tu me donnes bien leur prénom quand tu me racontes ?
- Oui, toujours, autant que je m'en souvienne.
- Alors là on a un problème. Autant je me souviens des histoires autant je n'arrive pas à retrouver un seul prénom ou alors j'ai peur que ce soit un nom proposé au hasard.
- Mathilde, Bénédicte, Camille, Charlotte, ça te dit quelque chose ?
- Euh vaguement... C'est qui ?
- Les nanas de la bande pendant nos études. Celles avec qui j'ai couché. Toutes les nanas de la bande en fait...
- Non, là tu charries, on était 5 mecs à écumer les soirées étudiants, y avait pas de filles avec nous, sinon on aurait pas pu serrer autant...
- Ah ah ! Très drôle ! J'ai les photos des soirées où on est tous ensembles à la maison si tu me crois pas.
- C'est trop fort si c'est un canular, fais moi voir ça tout de suite !"
Les deux doubles whiskys descendus d'un trait et l'addition et le pourboire laissés sur la table du troquet, les deux hommes s'en vont précipitamment.

"Tu vois ? 5 mecs et pas une nana !
- Non, mais c'est pas possible, je me souviens très bien de ces photos, et Mathilde était là, Béné entre toi et Luc et derrière on voyait que le string de Charlotte qui vomissait et Camille qui lui tenait les cheveux ! C'était un collector, un dossier qu'on aurait mis sur Facebook si on avait eu ça à l'époque !
- Bon, j'ai compris, c'était bien marrant mais j'ai pas que ça à faire, bobonne m'attend à la maison et ça va gueuler..."

B reste seul dans son appartement, les albums de ces années ouverts par terre devant lui. Elles ont toutes disparues. Les photos sont là, mais les filles n'y sont plus. Il ne reste que celles qu'il n'a pas eues. La fatigue le gagne et le sommeil le trouve penché sur les photographies...

S'ensuivent des jours où il ne voit plus personne. Il cherche à tout prix à trouver une raison à tout cela, il cherche des traces de leurs existences, l'une après l'autre mais sans succès. Et s'il n'était pas celui qu'il pensait être ? Qu'elles n'aient été que le fruit de son imagination, nourrie par le besoin de se voir comme un séducteur, un homme à femme ? Dans la salle de bain, il s'inspecte. A part les cernes dues au manque de sommeil de ses derniers jours, tout est parfaitement comme il s'y attend. Bronzage soigné, bien que son teint soit un peu plus pâle que d'habitude, sa musculature est parfaite en tous points, soigneusement étudiée pour optimiser ses prises de contacts et susciter l'envie. Tout cela ne peut pas être un fantasme, mais il a besoin de preuves aujourd'hui, ses souvenirs, il ne peut plus réellement compter dessus pour s'en convaincre. Il descend dans un de ses bars préférés, toujours fréquenté par de charmantes créatures...

Assis à une table, il commence à se sentir transparent. Plusieurs femmes sont passées à côté de lui sans lui accorder le moindre regard. Il se dit que c'est son charisme qui est en sommeil, enfoui sous le tas d'idées farfelues et de doutes qu'il accumule depuis quelques jours. Il commande un whisky à la serveuse qui le regarde à peine en lui apportant avant de repartir en salle. Il porte le verre à son nez pour en sentir l'arôme puis à ses lèvres, l'alcool lui brûle la gorge, plus qu'à l'accoutumée mais il sent son esprit se relâcher doucement tandis qu'il repose son verre sur la table. Et c'est là qu'il croise son regard. Des yeux d'un bleu profond, la quarantaine, des formes généreuses et de longs cheveux noirs qui descendent en cascade sur ses épaules nues. Ses jambes incroyables longues sont croisées sous la table, relevant suffisamment sa robe pour qu'il aperçoive la dentelle la jarretière d'un bas de soie noir. Il sent son regard azur se refermer sur son esprit et c'est presque malgré lui qu'il prend son verre à la main pour la rejoindre à sa table...

Le claquement de la porte le réveille tandis qu'il entend le cliquetis des talons de ses stilettos descendre les escaliers d'un pas qu'il devine élégant. Elle s'appelle Dana ou Nada ou quelque chose comme ça, il essaye de se souvenir mais les effets de l'alcool qu'il a ingéré la veille ne l'aident guère dans la tâche. Il se lève pour aller à la fenêtre pour essayer de capturer encore son image, il la voit s'éloigner et disparaitre au coin de la rue. Il se retourne pour contempler avec une certaine honte gênée l'appartement en désordre dans lequel il l'a ramenée. Pas une carte de visite, un bout de papier avec son numéro, il se sent réduit à l'état de jouet délaissé, une fois le caprice assouvi. Il ressent encore plus fort le vide de ses derniers jours, et se décide à prendre un comprimé pour le mal de crâne qui semble s'intensifier. En refermant l'armoire à pharmacie de la salle de bain, il voit son reflet dans le miroir, mais chose étrange, il voit également la cabine de douche au travers. De plus en plus nettement, son regard se pose sur ses mains au travers desquelles il voit l'évier sur lequel il est appuyé. Il se précipite dans le salon pour voir toute la décoration qu'il avait soigneusement choisi s'estomper et disparaître pour laisser les murs nus. Puis doucement, il sent son être s'évaporer tandis qu'il ne reste bientôt plus qu'un appartement inhabité depuis maintenant plusieurs années.

D était assis à la terrasse du café. Il repensait à ses années de fac, à tous ces bons moments qu'il avait passé avec ses potes, à draguer les filles. Les "quatre fantastiques" avaient écumé bon nombre de soirées et serré un nombre astronomique de filles, soûles ou encore lucides. Dommage qu'ils n'aient pas gardé contact après la fac, ils devaient tous avoir leur petites vies tranquilles. Et les surnoms qu'ils s'étaient donnés à chacun, Achille après sa rupture de tendon, Borgia le machiavélique séducteur, Nosferatu l'oiseau de nuit qui ne dormait pratiquement que le jour, et lui qu'ils avaient appelé Le Dernier, car, après son passage, les filles ne voulaient plus que lui. Et ce gars qui avait essayé de s'incruster avec eux, comment s'appelait-il déjà ? B quelque chose... Ils l'avaient surnommé Bâtard... Lui n'avait pas dû réussir à arriver à grand chose dans sa vie... D termina son verre, posa un billet sur la table et se leva pour rentrer chez lui, dans son appartement propret de célibataire tranquille et incorrigible coureur de jupons.

Posté par sensaerach à 22:27 - Ecriture - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 août 2009

Illumination

J'adore les transports en commun. C'est parfois l'occasion de rencontres inattendues, comme la coiffeuse que j'ai rencontré l'autre jour et avec qui j'ai pu partager une bonne soirée, et peut être d'autres en prévision à son retour de vacances. Ou encore l'occasion de discuter sur MSN avec des personnes qui ne sont pas souvent connectées et qu'il faut attraper au passage. Ou encore l'occasion d'une réflexion positive et constructive.

En informatique, les gens sont friands d'expressions idiomatiques dont la plupart ne sont pas compréhensibles par les novices hors du contexte original. Cette semaine j'ai eu l'occasion de me pencher sur l'expression "Shave the Yack" et sur son dérivé "Shave the bear". "Tondre le yack" désigne le fait d'accomplir une tâche sans savoir exactement pourquoi on la fait, mais parce qu'il parait que c'est la bonne chose à faire dans la circonstance. Une sorte de dogme informatique qui nous pousse à répéter les mêmes gestes rituels sans savoir pourquoi. "Tondre l'ours" est un comportement similaire, le contexte étant de considérer un ours qui a du mal à supporter la chaleur, chaleur provenant du réchauffement climatique. Tondre l'ours permet de pallier aux symptômes mais ne pousse pas la réflexion dans le bon sens, vers la cause de la hausse de la température. Le problème n'est donc pas résolu, tout au plus la situation devient-elle temporairement plus supportable pour notre brave plantigrade. En fait il s'agit là d'une situation à la Docteur House. Parmi tous les signes présentés par un patient, quels sont ceux qui sont liés à la maladie elle-même et quels sont ceux qui sont liés aux symptômes de cette maladie. Il n'est pas toujours évident de faire la part des choses, mais avoir conscience de cette classification est déjà une première étape vers une meilleure compréhension.

Mes réflexions récentes sur ma vie affective, ce que je veux, ce que je recherche, occupent pas mal de mes pensées en ce moment. La première réaction est de considérer ces éléments et de vouloir y remédier, je l'ai déjà fait plusieurs fois, mais d'autres réflexions viennent ensuite parasiter à nouveau les choses. On pourrait dire que c'est la vie et qu'elle n'est pas simple, certains diraient que c'est une tartine de merde qu'il faut manger jusqu'au bout...

Et tout à l'heure dans le bus, j'ai eu une illumination. J'étais en train de tondre l'ours. Mon cerveau a besoin d'un flot continu de sujets de réflexion, quand il n'en trouve pas, ou n'a pas de sujet sur lequel se focaliser, mes fulgurances amoureuses étant un bon exemple de squattage de ressources cérébrales, il crée lui-même les sujets de ces réflexions en présentant les éléments de ma vie de façon à les rendre problématique... D'un coup, comme ça, une réponse ? Pas exactement...

Cette après-midi, j'avais un rendez-vous. Une jeune femme qui fréquente le site dont je m'occupe et que je voyais souvent passer sur ma fiche (j'ai un compteur pour ça, privilège d'administrateur, très pratique au demeurant pour mesurer l'intérêt qu'une personne vous porte). Nous avons discuté à bâtons rompus, des heures durant, de nos envies, de nos expériences et de ce qu'on attendait de cette rencontre avant de se quitter sur le quai de la Gare de l'Est en prévoyant de se voir samedi prochain. A une condition toutefois, pas de plan facile. Je dois trouver pour mercredi une idée pour une partie de jambes en l'air qui sorte de l'ordinaire, juste elle et moi, et lui soumettre. Un challenge intéressant...

Avec un effet secondaire plus qu'intéressant ! Mon cerveau a du grain à moudre, le malaise de ses derniers jours s'estompe tandis que mon attention se porte ailleurs et mon imagination conçoit et jauge mille scénarios pour trouver le meilleur, le plus stimulant...

Je suis mon propre ennemi, mon ennui est mon propre ennemi, la facilité est mon ennemie.

Je suis le cerveau hyperactif et dépressif de Jack.

Que le jeu commence.

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03 avril 2009

"Je suis la belette de quelqu'un"

Elle a quelque chose de spécial, indéfinissable mélange de trash et de poésie, femme fatale et femme enfant. Même le mec en elle me plaît.
Loin d'être la femme parfaite, comme un vêtement sensé aller a tous, elle est juste parfaite pour moi, nos contours physiques, mentaux et affectifs trouvant en l'autre une correspondance sur mesure.

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Nouveau

Depuis le temps que je n'ai pas posté ici, ni ailleurs, il serait étonnant que je n'ai rien a raconter.
La vie suit son cours et au moment où j'étais pratiquement convaincu des vertus du célibat, je suis tombé sur une femme ...

Posté par sensaerach à 09:43 - Jour après jour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 décembre 2008

Aliénation ?

L'homme est assis dans le bus, non loin de moi. Je l'entendais déjà parler à mi-voix avant que le bus n'arrive. En grande conversation, il explique qu'il prend le bus et le tramway tous les jours, qu'il prendrait bientôt quelques jours de vacances à Rennes. Il bavarde longuement et je l'observe pour lever un doute. Ses mains sont posées sur ses genoux, et aucune oreillette ou kit main libre n'est visible. Quelle que soit la personne avec qui il discute, elle ne se trouve pas ici, n'existe peut-être même pas. Il descend quelques arrêts plus loin et j'observe les personnes qui sont encore dans le bus. Qu'est ce qui les différencie au fond de cet homme qui pourrait passer pour quelqu'un de normal s'il tenait un portable à son oreille ou portait une oreillette ? Parmi eux, ne s'en trouvent-ils pas qui n'ont personne au bout du fil, mais qui continuent à parler dans le vide de leur être ?

Il y a quelques temps, j'ai vu une femme en proie à une douleur intense, insoutenable. Les mains fermement agrippées à une grille, elle demandait à ce qu'on lui rende son enfant qu'on lui avait enlevé. Ces grilles qui semblaient la séparer des ces geôliers étaient les grilles baissés d'un bureau de tabac presse, fermé un dimanche après-midi. Il est des personnes prisonnières ainsi de leurs douleurs qu'elles revivent sans cesse, comme pour leur trouver une justification qui leur échappe...

Alors que sont mes états d'âmes dans tout ça ? Bien peu, bien peu... Rien en définitive. Avançons tant que l'on peut marcher encore libre de ces entraves...

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23 novembre 2008

Depuis elle ...

Je repasse le film de ma soirée, rentré à l'aube, pas encore dormi.
Je me vois arpenter les lieux pour m'assurer que tout se passe bien et tandis qu'autour de moi se déchaîne la luxure et que les corps s'embrasent dans l'étreinte, mon esprit est ailleurs.
Je n'ai pu répondre aux sollicitations d'une amante qui a essayé de ramener mon esprit à mon corps, mais, en passant par mon corps, c'était peine perdue.
J'ai retrouvé des gens que j'apprécie. J'ai découvert de nouvelles personnes que j'apprécie déjà.
Pour ma nouvelle amie, mon seul défaut est de ne pas être une femme, je plaisante en lui répondant que ce n'est pas négociable.
Mon coeur ne semble plus souffrir mais mon esprit s'échappe de plus en plus en ce moment et la morsure des jets d'eau du jacuzzi ou la brulure des vapeurs du hammam suffit à peine à rappeler mon corps à sa réalité.
J'espère la morsure, la vraie, celle qui me délivrera de l'attente et de ce sommeil du corps qui ne peut garder l'esprit là où il devrait etre, dans le présent.
Depuis elle ...

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20 novembre 2008

Que vais-je bien pouvoir me mettre sous la dent?

Et maintenant une courte pièce intitulée "Que vais-je bien pouvoir me mettre sous la dent?"

J'eus l'idée ce soir des mets et, cesser
Julie dès ce soir d'aimer, est-ce aisé ?

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14 novembre 2008

Constantes

Dans le cycle des jours qui se succèdent, on a tendance à se focaliser sur ce qui fait notre univers immédiat, chaque ajout ou soustraction à cet univers étant l'occasion de se réjouir ou de s'attrister. En prenant le temps de lever un peu le nez du guidon, je me suis retrouvé nez à nez avec un visage connu et que j'apprécie. Elle est là pour moi depuis plus longtemps que ce blog, elle a vécu mes joies et mes peines et sans Dame Caline je ne l'aurais peut-être jamais connue. Je ne la vois que trop peu souvent, même si mon déménagement en région parisienne m'a permis de réduire cette distance entre nous. Nous partageons une relation privilégiée, une relation capable de survivre au fait qu'il m'arrive d'être un sale con quand je vais vraiment mal. J'ai eu envie d'elle avant de me découvrir réellement libertin, et cette envie demeure intacte. Nous avons en projet de donner vie à un site de création litéraire érotique semblable à celui sur lequel nous nous sommes rencontrés. J'espère vous donner prochainement des nouvelles plus concrètes du bébé.
Merci à toi qui est toujours là pour moi.

Posté par sensaerach à 13:18 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Monsieur Watson, venez vite !

Et il est venu Watson, mais en prenant son temps comme à chaque fois lorsqu'il s'agit d'elle. Savourant chaque son, chaque syllabe, chaque murmure, chaque gémissement qui s'échappait de sa bouche à plusieurs kilomètres de là. Ses aventures m'intéressent, elles me passionnent. Son développement sensuel m'électrise et savoir que d'autres partagent ces délices, qu'elle sait si bien délivrer et avec une passion et une fougue unique, est un régal pour moi qui d'une certaine façon lui ait tenu la porte vers ce nouveau monde. Son esprit me trouble et m'enflamme et son plaisir m'envoute ...

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08 novembre 2008

Trop d'adieux

La fin d'une époque est une expérience parfois douloureuse et en ce moment je dois faire trop d'adieux.

La photographe repart aux Etats-Unis. Je ne l'aurais que trop peu vue, même depuis qu'elle a deboulé dans nos vies pour leur apporter un éclairage aussi brutal que salvateur. Son cerveau survolté, son oeil impitoyable et sa langue acérée me manqueront. Elle m'a proposé de la voir, il y a deux jours, avant qu'elle reparte. J'ai décliné en prétexte ma fatigue et mon état de nerf actuel mais c'est trop d'adieux pour moi en ce moment. Je ne sais pas quand elle part exactement, je suis lâche de ne vouloir lui dire vraiment au revoir, et merci même si elle n'y croit pas trop.

Milady disparait peu à peu. Son personnage se dissoud lentement au fil de ses reflexions, pour se libérer des douleurs qui l'obsèdent et la déchire un peu plus chaque jour. Son Maître l'y aide. Je n'aurais pu y parvenir, étant trop attaché de par mon histoire à la sienne, celle de M. et celle de Milady. Mais d'ici quelques temps il n'en restera guère que quelques écrits sur la toile, déjà délaissés depuis des mois avant qu'ils ne soient engloutis eux aussi dans un néant qui ne laissera que des souvenirs à ceux qui l'ont connue.

Posté par sensaerach à 08:14 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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